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samedi 1 août 2009

Société suisse de bioéthique

Déclaration de principes de la Société Suisse de Bioéthique en 4 langues.

La Société suisse de bioéthique, section romande

1. L'être humain, avec son individualité et toutes ses potentialités, est présent dès le premier instant de la vie embryonnaire (ovule fécondé, accidentellement son équivalent uni- ou pluricellulaire). Il s'agit d'une évidence pour l'homme de science contemporain. 2. L'être humain se distingue des autres êtres vivants par le fait qu'il est corps et esprit. À ce titre, chaque être humain est une personne unique pleine de dignité et de liberté, qu'on ne peut réduire à un animal ou un objet matériels. 3. L'embryon humain possède la dignité et les droits fondamentaux reconnus à l'être humain. On ne peut porter atteinte à son intégrité ni le détruire, que ce soit intentionnellement ou par négligence. Construire pour l'embryon un statut artificiel, au gré de nos désirs, d'une idéologie, au gré des besoins de la science ou de ceux de la société, constitue un détournement irrecevable de la raison. 4. Toute destruction ou atteinte à l'intégrité d'un être humain sous le prétexte de son âge, de son sexe, de sa race, religion, maladie ou infirmité, est à rejeter et prohiber. 5. La science et la technique ne sauraient s'engager dans une recherche qui ferait fi de la dignité et des droits fondamentaux d'un être humain. Une prouesse de la médecine, si prometteuse qu'elle puisse paraître, n'est pas, en tant que telle, licite. L'admettre reviendrait à consacrer le droit du plus fort. 6. La législation en ces matières ne peut se satisfaire de faits accomplis ou de perspectives séduisantes. Elle doit prendre en considération aussi des normes éthiques, compatibles avec les exigences de l'être humain. 7. Le mariage et la famille sont le cadre naturel de la transmission et du développement de la vie humaine. Ces institutions donnent à l'enfant protection, sécurité et la formation qui lui sont indispensables. Garantir leur valeur demeure la tâche fondamentale de la société. 8. Finalement, ces principes ne ressortissent pas à telle croyance, telle morale, ou telle éthique particulières; ils s'appuient avant tout sur un bon usage de la raison.

Grundsatzerklärung

2. 1. Naturwissenschaftlich steht heute fest, dass der menschliche Embryo, mit allen seinen Anlagen, in allen seinen Entwicklungsstadien, ein menschliches Individuum ist. Dies gilt insbesondere sowohl für die befruchtete Eizelle als auch fr jeden ein- oder mehrzelligen Embryo. 2. Als leibgeistiges Wesen unterscheidet sich der Mensch von allen andern Lebewesen. Jeder Mensch ist einmalig und einzigartig, eine Person mit Würde und Freiheit. Er darf nicht auf die Stufe anderer Lebewesen oder materieller Objekte reduziert werden. 3. Der menschliche Embryo hat die Würde und die Grundrechte, die allen Menschen zustehen. Man darf ihn daher weder fahrlässig noch absichtlich schädigen oder vernichten. Die Konstruktion eines fiktiven Status für den Embryo nach Wunsch- und Zweckdenken, nach irgend-einer Ideologie, nach vermeintlichen Bedürfnissen von Wissenschaft und Gesellschaft, ist eine folgenschwere Verkehrung der Vernunft. 4. Jede Tötung oder Misshandlung eines Menschen unter Vorwand von Alter, Geschlecht, Rasse, Religion, Weltanschauung, Krankheit oder Gebrechen muss zurückgewiesen und verboten werden. 5. Wissenschaft und Technik dürfen sich nicht in Forschung einlassen, die Würde und Grundrechte des Menschen missachtet. Spektakulre medizinische Leistungen, so verlockend sie scheinen mögen, sind nicht schon als solche gerechtfertigt; andernfalls wrde die Macht des Strkeren gebilligt. 6. Die Gesetzgebung darf sich diesbezglich weder vollendeten Tatsachen noch verfhrerischen Aussichten anpassen. Sie hat sich nach ethischen Normen zu richten,die dem Wesen des Menschen entsprechen. 7. Ehe und Familie sind der naturgemsse Rahmen fr Zeugung und Entwicklung des menschlichen Lebens. Diese Institutionen geben dem Kinde Geborgenheit, Sicherheit und Förderung, die ihm unentbehrlich sind. Ihre Werte zu schtzen, ist fundamentale Aufgabe der Gesellschaft 8. Diese Grundsätze sind keineswegs nur eine Frage einer bestimmten Religion, Moral, Ethik oder Weltanschauung; sie ergeben sich schon aus den wissenschaftlichen Erkenntnissen und der Vernunft.

Dichiarazione di principio

3. 1. L'essere umano con la sua individualit e le sue potenzialit, presente dal primo istante della vita embrionale (ovulo appena fecon-dato, oppure, accidentalmente, anche il suo equivalente uni- o pluricellulare). Si tratta ormai di una evidenza per l'uomo di scienza contemporaneo 2. L'essere umano si distingue dagli altri esseri viventi per il fatto che corpo-e-spirito. A questo titolo ogni essere umano una persona unica, soggetto di dignit e libert, che non si pu ridurre al livello di un animale o di un oggetto materiale. 3. L'embrione umano possiede la dignit e i diritti fondamentali riconosciuti ad ogni essere umano. Non si pu attentare alla sua inte-grit, n intenzionalmente, n per negligenza. Costruire uno statuto artifi-ciale per l'embrione, a misura dei nostri desideri o di un'ideologia, o in base ai bisogni della ricerca scientifica o di quelli della societ, costituisce un pervertimento della ragione. 4. Ogni distruzione o attentato all'integrit di un essere umano, sotto il pretesto dell'et, sesso, razza, religione, malattia o infermit, da rigettare e condannare. 5. La scienza e la tecnica non possono impegnarsi in una ricerca che costituisca una sfida alla dignit e ai diritti fondamentali di un essere umano. Ogni progresso della medicina, per quanto promettente possa apparire, non di per s stesso lecito. Ammettere questo vorrebbe dire consacrare il diritto del pi forte . 6. La legislazione in questo campo non pu accontentarsi dei fatti compiuti o di prospettive seducenti. Essa deve ugualmente prendere in considerazione le norme etiche compatibili colle esigenze di ogni essere umano. 7. Il matrimonio e la famiglia sono il quadro naturale della tras-missione e dello sviluppo della vita umana. Queste istituzioni forniscono ai figli protezione, sicurezza e la formazione loro indispensabili. Garan-tire a tali istituzioni i valori che rivestono, un principio fondamentale al quale la societ deve attenersi. 8. Questi princpi non derivano necessariamente da un credo spe-cifico o morale o etico particolare; essi si appoggiano avantutto su un buon uso della ragione.

Declaration of Principle (July 19, 1986)

4. 1. The human being, with its individuality and all its potentials, is present from the first instant of embryonic life (fertilized egg, by chance its uni- or pluri-cellular equivalent). It is an obvious matter for the contemporary man of science. 2. The human being is distinguished from other living beings by the fact of being body and spiritual soul. Thereby each human being is an unique person full of dignity and liberty who cannot be reduced to an animal or material object. 3. The human embryo possesses dignity and the basic rights identified with the human being. His integrity can be neither diminished nor destroyed, wether intentionally or through negligence. To construct an artificial status for the embryo, to suit our desires, an ideology, the needs of science or of society, constitutes an unacceptable diverting of reason ! 4. Any destruction or impairment of the integrity of a human being on grounds of age, sex, race, religion, illness or infirmity is to be rejected and prohibited 5. Science and technology cannot engage in research which scorns the dignity and basic rights of a human being. An achievement in medicine, however promising it may appear, is not, as such, licit. So admitting would amount to sanctioning the law of the strongest. 6. Legislation on these matters cannot look only at past deeds or seductive perspectives. It must also take into consideration ethical norms compatible with the exigencies of the human being. 7. Marriage and the family are the natural setting for the transmission and development of human life. These institutions give a child protection, security and the training which are indispensable for it. Guaranteeing their worth remains a fundamental task of society. 8. Finally, these principles do not spring from any particular belief, morality or ethic ; they rest above all on a good use of reason.

 Prof. Jérôme Lejeune : Le début de l'être humain (p. 173-.185)

Congrès au CHUV /Lausanne ( Le CDC, www.pavie.ch avec la Société suisse de bioéthique)


L'embryon : un homme (cf. Actes)

Déclaration 
fondamentale en quatre langues
 . Prof. Edgardo Giovannini : Ouverture du 
Congrès.(p. 15-20). Dr Adelheid Grüniger : La fertilisation in vitro (p. 23-26). 
Prof. Georges Cottier : Les bébés-éprouvettes : Problèmes éthiques (p.27-52)..
 
Prof. Dominique Rivier : De la nécessité d'une formation éthique pour l'homme de 
science (p. 53-64)
 Dr Joaquim Huarte : Concepts fondamentaux d'embryologie 
(p. 65-68).
 Prof. E. 
Giovannini : Le statut de l'embryon 
(p. 69-90).
Prof. Jean de 
Siebenthal : L'animation selon Thomas d'Aquin (p. 91-98)
. Dr Antoine Suarez 
: Engendré, non pas fabriqué (p. 99-123).
François de 
Siebenthal : La bioéthique : Une nouvelle chance : Vers une écologie de l'amour 
(p. 125-130)
. Prof. Gérard Lefranc : La vie, objet de laboratoire (p. 
131-143). Dr Françoise Pinguet : Régulation naturelle des naissances par 
auto-observation des signes de fertilité (p. 145-156). Dr Anselm Zurfluh : La 
démographie, un problème d'avenir ? (p. 157-171).
 
Prof. Jérôme Lejeune : Le début de l'être humain (p. 173-.185)
. Mme 
Marie-Laure Beck : Dignité de la femme et nouvelles techniques (p.187-188). 
Prof. Claude Tricot : Réflexions esthétiques sur la vie (p. 189-192). M. Conrad 
Clément : Qu'est-ce que SOS Futures Mères ? (p.193-196). M. Raoul Pignat : SOS 
Futures Mères dans le Chablais (p. 197-198). Mme Chérina Henriksen : La vie 
n'est pas un calcul (p. 199-202). Pasteur Henri Coste : L'embryon, son avenir, 
mais aussi son passé (p. 203-206). M. Jean-Marc Berthoud : Défense de la famille 
chrétienne aujourd'hui (p. 207-212). M. Pierre Antonioli : Situation juridique 
(p. 213-220). Communion et libération : L'embryon : un homme ou l'audace d'un 
regard (p. 221-222). Dr Erwin Willa : Témoignage (p. 223-226). Prof. Jean de 
Siebenthal : Synthèse du Congrès (p. 227-229).

Nous remercions aussi vivement notamment plusieurs autres artisans de ce travail, parmi lesquels les contributions de Mmes Métérié, Hélène Faure au secrétariat et à la dactylographie furent admirables, tout comme celles de M. et Mme Jean Brodard.

Un grand merci à tous les auteurs des conférences et des écrits des actes et des séminaires de bioéthiques, sans oublier MM, Michel Pigois, Christian Bless, Dominique Faure, Adrien Englert, Denis Jacoby, Georges Toutounji et enfin François de Siebenthal avec Jacques Laithier, la cheville ouvrière de toutes ces oeuvres. 

Certains participants occasionnels ont également joué un rôle très utile, MM. Gilbert Bornarel, Zannini par exemple.

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